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Les nouveaux sages

ou comment réenchanter le monde

Par Arnaud Riou

Avec un savoir-faire de plus de 15 ans à étudier différentes formes de sagesse (la méditation, la pleine conscience, le Bouddhisme etc.) acquis auprès de lamas tibétains, de yogis indiens, de moines, de chamans, l'auteur livre ici une réflexion pleine de sagesse, allant jusqu’à repenser la vie en entreprise et le travail dans notre société.

Notre vieux monde patriarcal et judéo-chrétien construit autour du devoir, de la souffrance au travail, de la réussite individuelle et du matérialisme semble toucher à ses limites. Dans le même temps, cette période bouleversée est florissante d'initiatives inspirantes. Jamais les citoyens n'ont été aussi créatifs qu'aujourd'hui pour réinventer d'autres formes de vivre ensemble.

Il semblerait que l’humanité tout entière vive l’une des transitions les plus sensibles de son histoire. Plus qu’une simple crise, nous traversons un véritable big bang, une mutation qui touche tous les systèmes simultanément, monétaire, social, économique, d’éducation, religieux, démographique, de loisir et de santé.

Néanmoins, contrairement à toutes les apparences, la période que nous traversons est une opportunité extraordinaire pour changer de cap, développer notre conscience et ouvrir notre cœur, pourvu que nous réalisions tous les enjeux de notre métamorphose.

Notre société ne vit pas une crise mais une mutation.

Elle passe d’un ancien monde à un nouveau monde qui reste à réinventer, comme cela a été le cas à la chute de l’Empire romain, de la royauté, de la civilisation maya ou de l’Empire ottoman.

Etat des lieux
D’un monde en transition

Notre vieux monde patriarcal et judéo-chrétien construit autour du devoir, de la souffrance au travail, de la réussite individuelle et du matérialisme semble avoir atteint ses limites.

Limites démographiques. Nous étions 3,5 milliards il y a quarante ans. Nous sommes aujourd’hui 7 milliards et serons sans doute 9 milliards à l’aube de 2050. Pour survivre, nous devrons apprendre à partager, cohabiter, commercer différemment. Nous devrons instaurer d’autres modes de vie solidaires, éthiques et inspirants pour les générations à venir. Pour paraphraser Pierre Rahbi, il est temps de savoir « quelle terre nous laisserons à nos enfants et quels enfants nous laisserons à cette Terre ».

Limites écologiques. Dans sa quête de croissance, l’homme a spéculé sur toutes les ressources naturelles, jusqu’à leur épuisement. En deux générations, notre industrie a pollué l’air, les rivières, épuisé les énergies fossiles, déréglé le climat, mis en danger le règne végétal, minéral et animal, dégradé 80 % de la vie marine. Nous avons fait plus de dégâts en deux générations que tous nos ancêtres depuis l’âge des cavernes. Aujourd’hui, les consciences s’ouvrent. Le respect de la Terre est la clé de voûte de ce nouveau monde.

Limites économiques. L’économie n’aspire qu’à la croissance.

Pourtant, la croissance n’a aucun lien avec le bonheur.

Le PIB a été multiplié par trois aux États-Unis en un demi-siècle, tandis que le pourcentage de personnes se déclarant très heureuses s’est proportionnellement affaissé dans la même période. La sagesse nous apprend qu’aucun organisme ne peut croître continuellement. Arrivé à maturité, il se stabilise. Nous avons besoin de reconsidérer nos besoins de consommation en tenant compte des ressources de la Terre, de retrouver une sobriété heureuse. Le bonheur ne naît pas tant des gadgets que nous possédons que de la richesse de nos liens humains et du sens que nous donnons au vivre ensemble.

Limites financières. Notre système financier se fragilise car il n’est plus au service des hommes. Les écarts entre les plus riches et les plus pauvres se creusent. La distance sociale renforce souvent la distance humaine.

Pour s’enrichir, l’homme spécule désormais sur l’eau, les denrées premières et sur les maladies. Notre système de santé, d’alimentation, d’éducation et de loisirs s’est articulé autour d’une économie de marché. Nous devenons des consommateurs avant d’être des frères humains. Nous confondons richesse et valeur. Nous perdons ainsi notre temps, notre santé et notre liberté pour gagner de l’argent et utilisons cet argent pour recouvrer notre santé, un peu de bien-être et un sentiment de liberté.

Limites humaines. Pour répondre à des objectifs de plus en plus exigeants, les entreprises réduisent continuellement le temps et l’espace vide, terreau de création. Ces économies se font au détriment du confort des hommes et des femmes, non seulement celui des salariés, mais aussi celui des clients, des partenaires. Le mal-être au travail touche aujourd’hui 1 salarié sur 3. Des dizaines de millions de personnes dans le monde prennent tous les jours des antidépresseurs.

Environ 12 % des actifs présentent un risque élevé de burn-out.

Le stress est un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses ressources pour y faire face.

Selon l’anthropologue Isaac Getz, en France :

• 11 % seulement des salariés vont travailler avec le sourire. Ils se sentent impliqués dans leur vie professionnelle. Ils portent en eux et à l’extérieur des murs les valeurs de la société qui les emploie.

• 61 % vont travailler uniquement pour gagner un salaire qui leur permet de manger, de payer leur loyer, d’éduquer leurs enfants. Ces salariés sont peu enclins à prendre des initiatives sur leur lieu de travail. Ils font le minimum.

• 28 % sont activement désengagés. Ils viennent au travail pour manifester leur mal-être. Ils sont opposés à la direction. Ils mettent des bâtons dans les roues de leurs équipes et de leur hiérarchie. Ils ne sont pas solidaires.

Les managers ne pourront attendre d’eux ni initiative ni entrain. Ces salariés rebelles sont soit réunis en syndicats ou groupements, soit intégrés au système. Dans ce second cas, ils manifestent leur mécontentement par une attitude passive ou franchement contre-productive.

• Ce sont donc au total 89 % de salariés démotivés ou désengagés qui ne prennent que peu d’initiatives. Les managers doivent les contraindre, les surveiller en permanence…

Pour en savoir plus :

Article complet dans le magazine Essentiel n°35 – octobre-novembre-décembre 2017

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