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Les clés de l’éducation, pour une nouvelle humanité

Par Olivier Manitara

A une époque où les méthodes éducatives sont de plus en plus controversées, des écoles alternatives fleurissent ça et là pour ouvrir d’autres horizons. Au-delà de la diversité des approches pédagogiques, peut-être nous rappellent-elles également que l’éducation de l’Homme est un sujet beaucoup plus vaste que ce que l’on a tendance à imaginer au premier abord.

Pour la Tradition initiatique, l’enfance et l’éducation jouent un rôle fondamental dans la vie de tout homme, de toute femme. Le passage dans le monde de la matière y est considéré comme un processus ininterrompu de naissances successives ou de préparation à l’autre naissance, qui est le moment de la mort. Dans cette optique, l’éducation est permanente. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle selon elle, les enfants, mais également les adultes, doivent être éduqués tout au long de leur vie, de façon à éveiller leur potentiel intérieur. Ils seront alors conduits à agir selon des valeurs universelles de respect de l’autre, de conscience, de compréhension et surtout, en étant forts d’expériences vivantes.

Chaque homme naît dans le monde comme une graine, comme une possibilité. C’est cela qui différencie l’homme de toutes les autres créatures du monde : il naît imparfait. Le chien est un chien, le chat est un chat..., mais l’homme, personne ne sait ce qu’il est. Une grande partie de son devenir dépend de lui. Il porte caché à l’intérieur un trésor sublime, une beauté parfaite qui peut transformer la terre. Cet amour, cette conscience, cette force ne sont pas un dû, ils doivent être recherchés et soigneusement cultivés. L’homme peut très bien vivre sans jamais se connaître, sans jamais fleurir, en passant à côté du trésor. Sa vie deviendra banale, morne, triste, végétative.

Pour fleurir, la fleur n’a qu’à laisser les choses se faire. C’est pareil pour l’éléphant, c’est la vie qui le fera être lui-même, devenir conforme à sa semence. Il n’a rien de plus à atteindre. L’homme, lui, ne peut pas être passif, sa conscience et sa libre volonté ne peuvent pas le permettre. Être un homme, cela se gagne, c’est un chemin intérieur, un savoir profond, une évolution sans limites. L’évolution de l’homme n’est pas limitée à sa forme, à son image. Il possède en lui le pouvoir de se développer à l’infini jusqu’à atteindre l’omniscience, l’absolu. Qui peut fixer une limite à la conscience et à l’intelligence humaine ?

La culture en question

Combien de fois n’avons-nous pas entendu la petite phrase toute faite « Dans la vie, il faut tout essayer » dans la bouche de gens qui cherchaient surtout à se justifier plutôt qu’à rendre hommage à la sagesse des mondes. Ce qui est le plus surprenant, c’est que cette parole est toujours utilisée pour autoriser les expériences les plus proches de la nature inférieure de l’homme. Il faut essayer tout ce qui dégrade l’homme, l’affaiblit, le rend malade, mais pour ce qui le renforce, l’illumine et le rapproche du paradis, d’une nature supérieure, divine, ça, on n’en parle jamais. On essaie le sexe, la drogue, l’alcool, le mensonge, mais rarement la méditation, la sainteté, la maîtrise de soi, l’union mystique.

Cet état d’esprit provient de l’éducation qui pousse à ne considérer comme vrai que ce qui peut être perçu par les sens physiques. Ainsi, toute une partie de l’homme est tout simplement occultée. Pour la science initiatique, le corps physique n’est qu’une petite partie de l’homme et la réalité matérielle n’est aussi qu’une partie de la réalité. L’homme global est beaucoup plus vaste que le corps physique ; il appartient à plusieurs mondes de plus en plus subtils.

En abdiquant sa réalité supérieure et en ne se concentrant que sur les besoins physiques, l’homme court le grand risque d’être pris au piège, capturé par les forces souterraines de sa nature inférieure. Une véritable éducation devrait inciter les humains à prendre en compte les niveaux plus élevés et subtils de l’existence afin de développer d’autres forces, d’autres capacités, d’autres besoins qui les rendraient plus forts, plus aptes à canaliser les puissantes énergies de la nature souterraine. Pourquoi faire toujours des expériences grossières qui abrutissent et délaisser la conscience et la vie supérieure ?

Dès qu’un homme parle dans les médias de ses expériences sexuelles extraordinaires, de sa toxicomanie, tout le monde l’accepte et le comprend. Faire autrement serait ne pas être tolérant pour l’opinion publique. Par contre, si un autre vient témoigner de son amour pour Dieu, de sa pratique de la méditation, il est tout de suite regardé du « mauvais œil ». On se demande s’il n’est pas dans une « secte » et on le considère comme un simple d’esprit, comme un déséquilibré.

Tout le monde connaît la nature inférieure et tout le monde l’accepte. Par contre, les régions élevées de l’homme, ses corps subtils, le côté divin de sa conscience demeurent un mystère, un tabou, un interdit. C’est une zone militaire frappée du secret-défense. Dès qu’un homme ose s’aventurer dans ces régions, il transgresse un interdit, il devient un ennemi de la patrie, un traître.

Le respect et l’enfant

Une nouvelle culture du respect peut sauver l’humanité et la libérer des nuisances psychiques qui l’oppressent et veulent l’envahir. Inviter le respect dans sa propre vie, cela revient à s’éduquer soi-même et à entrer dans la grande école de la terre.

Le respect est capable de rendre l’humanité à l’homme, il ouvrira un champ d’investigations jusqu’ici insoupçonné. Il enseignera une nouvelle pédagogie, une nouvelle histoire, une nouvelle géographie. Il abolira les frontières mentales et psychiques, il proclamera la fraternité universelle et ouvrira de grands horizons. Il est le remède aux maux de l’humanité.

Quand comprendra-t-on enfin que les enfants ne sont pas seulement influencés par ce qu’on leur enseigne, mais aussi et surtout par la vie intérieure de leurs professeurs ? Le respect tisse une ambiance de douceur, de subtilité, d’amitié, d’amour. Il purifie l’air, l’atmosphère et il les prépare à recevoir toutes les qualités de l’esprit, à s’en imprégner. L’atmosphère est le fondement de toute éducation puisque c’est le lieu de respiration commun. Que l’éducateur parle, pense ou éprouve des émotions, cela s’imprime dans l’atmosphère et agit sur les tout-petits.

L’atmosphère naturelle du respect se charge de l’amour qui bannit toutes les peurs. Trouvant la force d’affronter les peurs de la vie, l’enfant devient plus fort pour oser et pour grandir. Le respect et l’amour suscitent toujours la floraison du meilleur dans les enfants et les hommes.

Le respect enseigne la patience et le calme. Il est un remède contre l’irritation, qui est un véritable poison pour notre époque. De l’accumulation de l’irritation naissent la maladie, la colère, les forces de destruction. Dans l’atmosphère de patience, l’enfant peut approfondir, trouver le vivant au fond de lui, entrer dans les profondeurs et s’enraciner dans la vérité, dans l’authentique.

L’enracinement dans la conscience du vrai profond fait naître la confiance en soi, le sentiment de responsabilité, et donc la force d’être et de participer au travail d’ensemble avec liberté et engagement. C’est dans le sentiment d’être responsable que l’enfant sent vivre son âme individuelle pour la première fois. Une telle prise de conscience, une telle formation ne sont possibles que dans une certaine atmosphère. Permettre à un être de fleurir, c’est aussi lui accorder notre confiance en plus de notre protection.

Respecter, c’est aussi accorder sa compréhension aimante même dans l’échec. L’échec devient un moyen de devenir plus fort, plus conscient. Il doit être intégré dans l’éducation. Il ne faut pas le rechercher, mais il a sa place, non pas pour dévaluer, mais pour augmenter la connaissance des lois de la vie et la solidarité.

Renforcer le respect devrait être la tâche de tout être qui s’engage sur un chemin d’éveil et de service…

L’éducation du genre humain

Extrait du psaume 111 de l’Archange Ouriel – Bible Essénienne

1 Les hommes se demandent souvent pourquoi tout n’est pas plus simple, pourquoi la confusion règne, pourquoi ils ne parviennent pas à comprendre le message de la sagesse supérieure et à s’unir dans l’harmonie pour le réaliser et vivre conformément à la belle lumière. Ils se demandent pourquoi ils ne parviennent pas à s’entendre, à s’accorder, pourquoi ils n’arrivent pas à se parler et à se mettre d’accord, à s’unir dans la joie pour réaliser le Bien commun, ce qui apporterait le bonheur à tous. Toutes ces questions sont des problèmes liés à l’homme en tant qu’individu créateur, à son incarnation et à la confusion qu’il porte en lui‑même.

2 L’homme est dans une situation qui n’est pas simple, car il se tient à la frontière de 2 mondes. Il porte en lui 2 natures et vit entre le monde divin, porteur de la vie, et un monde porteur de mort et de néant.

3 L’homme est celui qui doit équilibrer les mondes.

4 Il y a en l’homme une partie qui doit être universelle et ouverte à une intelligence supérieure, et une autre partie qui doit écouter le message et la parole de tous nos petits frères qui sont prisonniers dans la matière.

5 La nature divine de l’homme est atrophiée, endormie, cachée et il faut qu’il l’éveille, qu’il la cherche. Il ne doit cependant pas la trouver facilement, sans quoi il risque de vouloir l’exploiter, l’utiliser, elle qui est fragile, vivante, délicate et qui doit être maniée avec précaution, respect, intelligence. L’autre nature de l’homme est dense, grossière, brutale et froide. Ces 2 natures engendrent une confusion, car l’homme ne sait pas qui il est réellement, quelle attitude avoir, comment agir pour être juste et vrai…

Pour en savoir plus :

Article complet dans le magazine Essentiel n°35 – octobre-novembre-décembre 2017

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