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Les nouveaux sages

ou comment réenchanter le monde

Par Arnaud Riou

Avec un savoir-faire de plus de 15 ans à étudier différentes formes de sagesse (la méditation, la pleine conscience, le Bouddhisme etc.) acquis auprès de lamas tibétains, de yogis indiens, de moines, de chamans, l'auteur livre ici une réflexion pleine de sagesse, allant jusqu’à repenser la vie en entreprise et le travail dans notre société.

Notre vieux monde patriarcal et judéo-chrétien construit autour du devoir, de la souffrance au travail, de la réussite individuelle et du matérialisme semble toucher à ses limites. Dans le même temps, cette période bouleversée est florissante d'initiatives inspirantes. Jamais les citoyens n'ont été aussi créatifs qu'aujourd'hui pour réinventer d'autres formes de vivre ensemble.

Il semblerait que l’humanité tout entière vive l’une des transitions les plus sensibles de son histoire. Plus qu’une simple crise, nous traversons un véritable big bang, une mutation qui touche tous les systèmes simultanément, monétaire, social, économique, d’éducation, religieux, démographique, de loisir et de santé.

Néanmoins, contrairement à toutes les apparences, la période que nous traversons est une opportunité extraordinaire pour changer de cap, développer notre conscience et ouvrir notre cœur, pourvu que nous réalisions tous les enjeux de notre métamorphose.

Notre société ne vit pas une crise mais une mutation.

Elle passe d’un ancien monde à un nouveau monde qui reste à réinventer, comme cela a été le cas à la chute de l’Empire romain, de la royauté, de la civilisation maya ou de l’Empire ottoman.

Etat des lieux
D’un monde en transition

Notre vieux monde patriarcal et judéo-chrétien construit autour du devoir, de la souffrance au travail, de la réussite individuelle et du matérialisme semble avoir atteint ses limites.

Limites démographiques. Nous étions 3,5 milliards il y a quarante ans. Nous sommes aujourd’hui 7 milliards et serons sans doute 9 milliards à l’aube de 2050. Pour survivre, nous devrons apprendre à partager, cohabiter, commercer différemment. Nous devrons instaurer d’autres modes de vie solidaires, éthiques et inspirants pour les générations à venir. Pour paraphraser Pierre Rahbi, il est temps de savoir « quelle terre nous laisserons à nos enfants et quels enfants nous laisserons à cette Terre ».

Limites écologiques. Dans sa quête de croissance, l’homme a spéculé sur toutes les ressources naturelles, jusqu’à leur épuisement. En deux générations, notre industrie a pollué l’air, les rivières, épuisé les énergies fossiles, déréglé le climat, mis en danger le règne végétal, minéral et animal, dégradé 80 % de la vie marine. Nous avons fait plus de dégâts en deux générations que tous nos ancêtres depuis l’âge des cavernes. Aujourd’hui, les consciences s’ouvrent. Le respect de la Terre est la clé de voûte de ce nouveau monde.

Limites économiques. L’économie n’aspire qu’à la croissance.

Pourtant, la croissance n’a aucun lien avec le bonheur.

Le PIB a été multiplié par trois aux États-Unis en un demi-siècle, tandis que le pourcentage de personnes se déclarant très heureuses s’est proportionnellement affaissé dans la même période. La sagesse nous apprend qu’aucun organisme ne peut croître continuellement. Arrivé à maturité, il se stabilise. Nous avons besoin de reconsidérer nos besoins de consommation en tenant compte des ressources de la Terre, de retrouver une sobriété heureuse. Le bonheur ne naît pas tant des gadgets que nous possédons que de la richesse de nos liens humains et du sens que nous donnons au vivre ensemble.

Limites financières. Notre système financier se fragilise car il n’est plus au service des hommes. Les écarts entre les plus riches et les plus pauvres se creusent. La distance sociale renforce souvent la distance humaine.

Pour s’enrichir, l’homme spécule désormais sur l’eau, les denrées premières et sur les maladies. Notre système de santé, d’alimentation, d’éducation et de loisirs s’est articulé autour d’une économie de marché. Nous devenons des consommateurs avant d’être des frères humains. Nous confondons richesse et valeur. Nous perdons ainsi notre temps, notre santé et notre liberté pour gagner de l’argent et utilisons cet argent pour recouvrer notre santé, un peu de bien-être et un sentiment de liberté.

Limites humaines. Pour répondre à des objectifs de plus en plus exigeants, les entreprises réduisent continuellement le temps et l’espace vide, terreau de création. Ces économies se font au détriment du confort des hommes et des femmes, non seulement celui des salariés, mais aussi celui des clients, des partenaires. Le mal-être au travail touche aujourd’hui 1 salarié sur 3. Des dizaines de millions de personnes dans le monde prennent tous les jours des antidépresseurs.

Environ 12 % des actifs présentent un risque élevé de burn-out.

Le stress est un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses ressources pour y faire face.

Selon l’anthropologue Isaac Getz, en France :

• 11 % seulement des salariés vont travailler avec le sourire. Ils se sentent impliqués dans leur vie professionnelle. Ils portent en eux et à l’extérieur des murs les valeurs de la société qui les emploie.

• 61 % vont travailler uniquement pour gagner un salaire qui leur permet de manger, de payer leur loyer, d’éduquer leurs enfants. Ces salariés sont peu enclins à prendre des initiatives sur leur lieu de travail. Ils font le minimum.

• 28 % sont activement désengagés. Ils viennent au travail pour manifester leur mal-être. Ils sont opposés à la direction. Ils mettent des bâtons dans les roues de leurs équipes et de leur hiérarchie. Ils ne sont pas solidaires.

Les managers ne pourront attendre d’eux ni initiative ni entrain. Ces salariés rebelles sont soit réunis en syndicats ou groupements, soit intégrés au système. Dans ce second cas, ils manifestent leur mécontentement par une attitude passive ou franchement contre-productive.

• Ce sont donc au total 89 % de salariés démotivés ou désengagés qui ne prennent que peu d’initiatives. Les managers doivent les contraindre, les surveiller en permanence…

Pour en savoir plus :

Article complet dans le magazine Essentiel n°35 – octobre-novembre-décembre 2017

Les Cathares

Auteur : Jean-Louis Gasc

Rubrique : Courants spirituels

 

En octobre 2016, l’Eglise catholique de l’Ariège a demandé pardon pour les crimes commis contre la communauté cathare. Elle s’est excusée pour les épouvantables méfaits de la croisade albigeoise qui eurent lieu depuis Béziers en 1209 – où 20 000 innocents furent massacrés – jusqu’à Montségur en 1243. Elle a également demandé pardon pour les actes abominables de l’Inquisition – perpétrés au nom même du Dieu de l’amour – qui extirpa totalement les croyances cathares par une extrême violence faite aux femmes et aux hommes de ce pays occitan.

Mais au-delà des tragédies du passé, connais-t-on réellement ces êtres porteurs d’une tradition millénaire ? Qui étaient donc ces Cathares ou Albigeois, ces chrétiens dissidents qui ont recherché les valeurs du christianisme des origines, souvent dévoyées par l’Eglise romaine ?

Montségur, le mercredi 16 mars 1244. Deux cent vingt torches humaines se consumaient ici, au pied de la montagne. Seul dans la nuit, les pieds dans la neige, sous la lune qui brille, j'ai l'impression de piétiner leurs cendres. J'imagine Corba, la femme du seigneur Raimond de Péreille faisant ses adieux à ses filles. ]'imagine les petites maisons frileuses, regroupées autour du donjon, la fumée s'échappant des toitures en bardeau pour recouvrir d'un voile pâle tout le sommet du pic. La nuit était-elle froide et claire comme aujourd'hui ? Ceux qui avaient choisi de mourir dans leur foi, dans quelle espérance avaient-ils enfoui la peur du bûcher et des flammes ? Dans l'obscurité, pareils à la voûte céleste, les feux des campements croisés devaient illuminer les champs aux alentours.

Deux ciels opposaient dans la nuit leurs étoiles : celui du prince de ce monde et puis celui, plus lointain d'une terre nouvelle, Royaume d'un Dieu dont l'infinie bonté sauverait tous les hommes. L'aventure cathare se résumerait-elle à cette opposition, entre deux Églises qui ont donné au message des évangiles des interprétations divergentes ?

« Une Église qui fuit et pardonne, l'autre qui possède et écorche ». Le Bon Homme cathare, Pèire Autier, prêchait ainsi avant que les flammes de l'Église de ce Monde ne le dévorent à son tour.

Des « Bogomiles » ou « aimés de Dieu »
aux Cathares

En Bulgarie, entre Sofia et la mer Noire, l'antique Philipopouli, l'actuelle Plovdiv est aussi appelée la ville aux sept collines. C'est sur l'une d'entre elles, au détour d'une rue, que l'on peut admirer une coquette maison où Lamartine a séjourné. Un peu plus haut, un large promontoire rocheux domine un théâtre antique. Les étudiants des Beaux-arts viennent y peindre et y dessiner à leurs heures perdues, laissant sur les rochers les multiples couleurs des pinceaux qu'ils essuient.

Au tout début du XIIe siècle, Anne Commène, fille de l'empereur byzantin Alexis Ier, écrivait dans son « Alexiade », à la gloire de son père, qu'il y avait à Philipopouli : « une immense nuée d'hérétiques. » Elle accuse tous les habitants de la ville d'être des manichéens, « sauf un petit nombre. » Elle ajoute que cette hérésie était nouvelle et y voit un mélange de manichéens qu'elle appelle aussi Pauliciens, et de Massaliens qui, amalgamés aux premiers, ont donné la « doctrine bogomile. »

Pendant des années, des générations d'historiens ou d'écrivains du catharisme ont cultivé l'idée qu'une mystérieuse filiation aurait pu, depuis Zoroastre, se transmettre de manichéens en pauliciens, de pauliciens en bogomiles et de bogomiles en cathares occidentaux. Cette filiation nourrit une littérature ésotérique et commerciale, conduisant l'Histoire officielle à dédaigner, comme peu sérieux, ce sujet d'étude. Une mode historiographique récente cherche même à réfuter tout lien entre ces bogomiles bien orientaux et nos cathares occidentaux, quelquefois au prix d'une certaine distorsion des sources.

Pourquoi ne pas reconnaître dans ces chrétiens dissidents d'Orient et d'Occident, des Églises sœurs ?

L'unité de leurs rituels, leur sacrement de baptême, leur pratique ecclésiale et leur vision commune du Monde et du Salut attestent que ceux que le XIIe siècle va appeler cathares en Allemagne, piphles dans les Flandres, patarins en Italie, christopolites en Grèce, phoundagiates en Asie Mineure et albigeois clans le Midi, font partie d'un même mouvement religieux, et ont conscience d'être entre eux des frères.

Bogomiles et Cathares,
Les points communs

A l’instar des cathares, les bogomiles ne vénèrent pas la croix :

« Si quelqu'un avait tué le fils du roi avec un morceau de bois, est-ce que ce bois pourrait être cher au roi ? » (...) Ils coupent les croix et s'en font des outils. »

Ils récitent l'oraison dominicale : « En priant, ils disent : Notre Père qui es au ciel. »

Ils ne se soumettent pas aux autorités, travaillent « le jour de la résurrection du seigneur », et rejettent le sacrement d'eucharistie.

Ils ne sont pas « superstitieux » et ne croient pas aux miracles ni aux reliques.

Les bogomiles byzantins, comme les cathares occidentaux confèrent un même sacrement de baptême par imposition des mains. Cette ordination engage le fidèle à prononcer des vœux et à prendre vêture monastique. Cette pratique sacramentelle, commune à travers toute l'Europe, nous permet d'identifier un seul et même mouvement d'Église hérétique, de l'an Mil jusqu'au XIVe siècle. En 1143, les cathares rhénans avoueront : « avoir des frères jusqu'en Grèce. » Cette conscience d'appartenir à une seule et même Église se trouve renforcée dès 1167, lors du concile de Saint Félix de Caraman, en Lauragais, entre Toulouse et Carcassonne. C'est là qu'un « pope » ou « pape » ou plutôt « père » Niquinta, venu d'Asie Mineure, demande aux Église (cathares) d'Agen, Toulouse, Carcassonne, Albi et celle de France de vivre en paix entre elles, comme du temps de l'apôtre Paul, les sept Églises d'Asie…

Pour en savoir plus :

Article complet dans le magazine Essentiel n°35 – octobre-novembre-décembre 2017

O dia dos tolos de abril está chegando. Aperte seus amigos abrindo um tela de atualização falsa sem fim no seu computador. Sente-se e assista a sua reação.

Les 4 clés du zen

Par Jean-Marc Baudat

La philosophie du Zen est ici présentée avec quatre clefs qui vont révéler le but de l’art de la méditation. Le terme Zen est issu du sanskrit Dhyâna, qui signifie « recueillement », « contemplation » ou « observation qui précède l’éveil ». Dans cette ancienne tradition originaire de l’Inde, le savoir se transmettait auparavant de maîtres à disciples, mais aujourd’hui il semble que l’humanité soit suffisamment évoluée pour que la plupart des gens puissent atteindre un état de conscience qui permet de ressentir et comprendre cette voie. Il suffit d’avoir un cœur et d’avoir cette soif de connaissance pour adhérer à cet esprit et se sentir rempli de la grâce qui nourrit l’être humain de l’intérieur.

Avez-vous déjà remarqué combien les enfants prennent au sérieux leurs jeux et comment ils sont impatients de pouvoir enfin recommencer une partie de cartes ou de voir un nouveau film ? Si nous pouvions nous souvenir de cette sensation et faire la même chose dans notre vie quotidienne – au moins une fois par jour –, notre existence serait certainement de plus en plus belle, n’est-ce pas ?

Pour ressentir ce bonheur de vivre, il faut d’abord comprendre que nous fonctionnons avec nos cinq sens, qui nous conduisent naturellement vers l’extérieur, dans le but de trouver des ressources vitales et qu’au fil du temps, nous en oublions notre perception simple de la vie. Pour trouver la sérénité, il est nécessaire de retourner les perceptions vers l’intérieur, là où se trouve la source de tous les plaisirs. Le bonheur de vivre est un véritable sixième sens qui se manifeste dans le ventre. L’hypogastre ou le Dantian (champ de cinabre) existe au même titre que le nez, la bouche ou les oreilles. Ce centre neuronal des intestins – qui est associé au second chakra – est un organe d’un sixième sens physique que l’on pourrait appeler : bonheur de vivre.

La voie du Zen propose une méthode simple pour découvrir cette expérience intérieure qui réside en chaque être. L’image austère du méditant assis dans une position rigide ne reflète pas la véritable représentation de la pratique du Zen, car la joie intérieure que procure cet exercice est la source même de toutes les richesses de la vie.

Le zen, d’hier à aujourd’hui

La tradition du Zen débuta en Chine avec la légende d’un Indien nommé Bodhidharma qui fut le 28e patriarche bouddhiste et donc le premier patriarche Zen (chan). Depuis, la voie s’est répandue dans le monde entier, pour y être diffusée à travers une communication silencieuse et subtile. L’âme du Zen n’a pas été altérée par sa transmission, mais au contraire, elle en a pris encore plus de valeur. De la même manière qu’en homéopathie, plus la dilution est élevée, plus l’effet est puissant.

Le temps des patriarches étant maintenant révolu, il est possible de recevoir l’esprit et la vibration du Zen, en le demandant en soi

Le terme Zen dit par son étymologie qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un gourou pour célébrer le culte de sa propre âme. Ceci dit, mon maître était l’un des héritiers authentiques de cette tradition. En tant que représentant de la 55e génération de cette coutume patriarcale qui a débuté au temple Shaolin il y a plus de 1500 ans, il a su préserver et transmettre un enseignement de haute qualité.

L’initiation à la pratique du Zen est à l’origine quelque chose de très simple. Il suffit de rencontrer un maître ou un enseignant qui a lui-même reçu cette connaissance, qui se transmet d’âme à âme. Il ne s’agit pas d’une technique, mais d’un état d’esprit. Il ne s’agit pas de s’asseoir dans la position du lotus, d’avoir les mains dans une position précise ou de pratiquer des techniques de respiration. Ces techniques sont utiles au cheminement qui mène à l’expérience, mais elles ne sont pas le but du Zen.

Un temps pour soi

La chose à faire, c’est prendre du temps pour méditer, s’arrêter un instant et ressentir l’énergie du cosmos s’accumuler en soi. Il faut simplement se dire que si on n’a pas le temps, c’est qu’on n’a pas compris l’objectif de cette pratique. On a toujours assez de temps pour cela, mais c’est la détermination qui manque et pour avoir plus d’énergie, il faut pratiquer régulièrement. Le résultat de cette pratique, c’est la sensation de bonheur, de ressentir la vie en soi. Comprenant cela, on peut trouver le temps, car il s’agit de la chose la plus précieuse de la vie humaine sur Terre.

Nul argent ne peut acheter une totale sécurité matérielle et aucun dieu ne peut garantir la vie éternelle dans un corps humain. La seule véritable richesse qui soit alors est dans le cœur. Ceci est la source même de la plus saine prospérité. En prenant le temps d’entreprendre ce voyage intérieur au plus profond de son cœur, avec une totale sincérité, on découvre le trésor le plus parfait qui soit.

Dans le bouddhisme, on dit que la seule chose qui ne change pas, c’est le changement. C’est valable pour toute matière tangible. La seule chose qui persiste vraiment, c’est la vie en soi. Il est donc temps de commencer à vivre.

Bodhidharma, le légendaire fondateur du Zen et du kung-fu au temple Shaolin en Chine, nous laisse ces préceptes à méditer avant d’entrer dans la méditation silencieuse :

Les autres sont révoltés, je reste immobile

Saisi par les désirs, je me tiens juste droit

Face au conseil des sages, je me tiens tranquille

En fait, je ne bouge que sur ma propre voie.

Ce court poème de Lù Yóu, qui vécut sous la dynastie des Song du sud de la Chine (1125-1210), décrit la philosophie personnelle de Bodhidharma, qui fut le fondateur du Zen qui consiste à s’immobiliser un instant dans la paix et la sérénité, puis à se mouvoir sur son propre chemin sans être influencé par un quelconque apport extérieur. L’immobilisation et le mouve- ment sont les deux phases primordiales de la pratique du Zen et constituent la base de son développement…

Pour en savoir plus :

Article complet dans le magazine Essentiel n°35 – octobre-novembre-décembre 2017

Le sommaire détaillé

04 – Ça se passe sur Terre...

06 – Les nouveaux sages par Arnaud Riou

11 – Les 4 clés du zen

16 – Les mémoires de l'âme

20 – Le coming out spirituel

24 – La vérité sur les nouveaux compteurs communicants

28 – Communiqué : l'alchimie végétale

32 – Les cathares

36 – L'astrologie

40 – Les clés de l'éducation

49 – Sagesse et cécité

54 – Artiste Essentiel : Emilie Verkinderen

56 – Nouveautés chez les Editeurs

58 – Boutique Essentielle

62 – Livres Essentiels

63 – Petites Annonces

64 – Horoscope

Les clés de l’éducation, pour une nouvelle humanité

Par Olivier Manitara

A une époque où les méthodes éducatives sont de plus en plus controversées, des écoles alternatives fleurissent ça et là pour ouvrir d’autres horizons. Au-delà de la diversité des approches pédagogiques, peut-être nous rappellent-elles également que l’éducation de l’Homme est un sujet beaucoup plus vaste que ce que l’on a tendance à imaginer au premier abord.

Pour la Tradition initiatique, l’enfance et l’éducation jouent un rôle fondamental dans la vie de tout homme, de toute femme. Le passage dans le monde de la matière y est considéré comme un processus ininterrompu de naissances successives ou de préparation à l’autre naissance, qui est le moment de la mort. Dans cette optique, l’éducation est permanente. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle selon elle, les enfants, mais également les adultes, doivent être éduqués tout au long de leur vie, de façon à éveiller leur potentiel intérieur. Ils seront alors conduits à agir selon des valeurs universelles de respect de l’autre, de conscience, de compréhension et surtout, en étant forts d’expériences vivantes.

Chaque homme naît dans le monde comme une graine, comme une possibilité. C’est cela qui différencie l’homme de toutes les autres créatures du monde : il naît imparfait. Le chien est un chien, le chat est un chat..., mais l’homme, personne ne sait ce qu’il est. Une grande partie de son devenir dépend de lui. Il porte caché à l’intérieur un trésor sublime, une beauté parfaite qui peut transformer la terre. Cet amour, cette conscience, cette force ne sont pas un dû, ils doivent être recherchés et soigneusement cultivés. L’homme peut très bien vivre sans jamais se connaître, sans jamais fleurir, en passant à côté du trésor. Sa vie deviendra banale, morne, triste, végétative.

Pour fleurir, la fleur n’a qu’à laisser les choses se faire. C’est pareil pour l’éléphant, c’est la vie qui le fera être lui-même, devenir conforme à sa semence. Il n’a rien de plus à atteindre. L’homme, lui, ne peut pas être passif, sa conscience et sa libre volonté ne peuvent pas le permettre. Être un homme, cela se gagne, c’est un chemin intérieur, un savoir profond, une évolution sans limites. L’évolution de l’homme n’est pas limitée à sa forme, à son image. Il possède en lui le pouvoir de se développer à l’infini jusqu’à atteindre l’omniscience, l’absolu. Qui peut fixer une limite à la conscience et à l’intelligence humaine ?

La culture en question

Combien de fois n’avons-nous pas entendu la petite phrase toute faite « Dans la vie, il faut tout essayer » dans la bouche de gens qui cherchaient surtout à se justifier plutôt qu’à rendre hommage à la sagesse des mondes. Ce qui est le plus surprenant, c’est que cette parole est toujours utilisée pour autoriser les expériences les plus proches de la nature inférieure de l’homme. Il faut essayer tout ce qui dégrade l’homme, l’affaiblit, le rend malade, mais pour ce qui le renforce, l’illumine et le rapproche du paradis, d’une nature supérieure, divine, ça, on n’en parle jamais. On essaie le sexe, la drogue, l’alcool, le mensonge, mais rarement la méditation, la sainteté, la maîtrise de soi, l’union mystique.

Cet état d’esprit provient de l’éducation qui pousse à ne considérer comme vrai que ce qui peut être perçu par les sens physiques. Ainsi, toute une partie de l’homme est tout simplement occultée. Pour la science initiatique, le corps physique n’est qu’une petite partie de l’homme et la réalité matérielle n’est aussi qu’une partie de la réalité. L’homme global est beaucoup plus vaste que le corps physique ; il appartient à plusieurs mondes de plus en plus subtils.

En abdiquant sa réalité supérieure et en ne se concentrant que sur les besoins physiques, l’homme court le grand risque d’être pris au piège, capturé par les forces souterraines de sa nature inférieure. Une véritable éducation devrait inciter les humains à prendre en compte les niveaux plus élevés et subtils de l’existence afin de développer d’autres forces, d’autres capacités, d’autres besoins qui les rendraient plus forts, plus aptes à canaliser les puissantes énergies de la nature souterraine. Pourquoi faire toujours des expériences grossières qui abrutissent et délaisser la conscience et la vie supérieure ?

Dès qu’un homme parle dans les médias de ses expériences sexuelles extraordinaires, de sa toxicomanie, tout le monde l’accepte et le comprend. Faire autrement serait ne pas être tolérant pour l’opinion publique. Par contre, si un autre vient témoigner de son amour pour Dieu, de sa pratique de la méditation, il est tout de suite regardé du « mauvais œil ». On se demande s’il n’est pas dans une « secte » et on le considère comme un simple d’esprit, comme un déséquilibré.

Tout le monde connaît la nature inférieure et tout le monde l’accepte. Par contre, les régions élevées de l’homme, ses corps subtils, le côté divin de sa conscience demeurent un mystère, un tabou, un interdit. C’est une zone militaire frappée du secret-défense. Dès qu’un homme ose s’aventurer dans ces régions, il transgresse un interdit, il devient un ennemi de la patrie, un traître.

Le respect et l’enfant

Une nouvelle culture du respect peut sauver l’humanité et la libérer des nuisances psychiques qui l’oppressent et veulent l’envahir. Inviter le respect dans sa propre vie, cela revient à s’éduquer soi-même et à entrer dans la grande école de la terre.

Le respect est capable de rendre l’humanité à l’homme, il ouvrira un champ d’investigations jusqu’ici insoupçonné. Il enseignera une nouvelle pédagogie, une nouvelle histoire, une nouvelle géographie. Il abolira les frontières mentales et psychiques, il proclamera la fraternité universelle et ouvrira de grands horizons. Il est le remède aux maux de l’humanité.

Quand comprendra-t-on enfin que les enfants ne sont pas seulement influencés par ce qu’on leur enseigne, mais aussi et surtout par la vie intérieure de leurs professeurs ? Le respect tisse une ambiance de douceur, de subtilité, d’amitié, d’amour. Il purifie l’air, l’atmosphère et il les prépare à recevoir toutes les qualités de l’esprit, à s’en imprégner. L’atmosphère est le fondement de toute éducation puisque c’est le lieu de respiration commun. Que l’éducateur parle, pense ou éprouve des émotions, cela s’imprime dans l’atmosphère et agit sur les tout-petits.

L’atmosphère naturelle du respect se charge de l’amour qui bannit toutes les peurs. Trouvant la force d’affronter les peurs de la vie, l’enfant devient plus fort pour oser et pour grandir. Le respect et l’amour suscitent toujours la floraison du meilleur dans les enfants et les hommes.

Le respect enseigne la patience et le calme. Il est un remède contre l’irritation, qui est un véritable poison pour notre époque. De l’accumulation de l’irritation naissent la maladie, la colère, les forces de destruction. Dans l’atmosphère de patience, l’enfant peut approfondir, trouver le vivant au fond de lui, entrer dans les profondeurs et s’enraciner dans la vérité, dans l’authentique.

L’enracinement dans la conscience du vrai profond fait naître la confiance en soi, le sentiment de responsabilité, et donc la force d’être et de participer au travail d’ensemble avec liberté et engagement. C’est dans le sentiment d’être responsable que l’enfant sent vivre son âme individuelle pour la première fois. Une telle prise de conscience, une telle formation ne sont possibles que dans une certaine atmosphère. Permettre à un être de fleurir, c’est aussi lui accorder notre confiance en plus de notre protection.

Respecter, c’est aussi accorder sa compréhension aimante même dans l’échec. L’échec devient un moyen de devenir plus fort, plus conscient. Il doit être intégré dans l’éducation. Il ne faut pas le rechercher, mais il a sa place, non pas pour dévaluer, mais pour augmenter la connaissance des lois de la vie et la solidarité.

Renforcer le respect devrait être la tâche de tout être qui s’engage sur un chemin d’éveil et de service…

L’éducation du genre humain

Extrait du psaume 111 de l’Archange Ouriel – Bible Essénienne

1 Les hommes se demandent souvent pourquoi tout n’est pas plus simple, pourquoi la confusion règne, pourquoi ils ne parviennent pas à comprendre le message de la sagesse supérieure et à s’unir dans l’harmonie pour le réaliser et vivre conformément à la belle lumière. Ils se demandent pourquoi ils ne parviennent pas à s’entendre, à s’accorder, pourquoi ils n’arrivent pas à se parler et à se mettre d’accord, à s’unir dans la joie pour réaliser le Bien commun, ce qui apporterait le bonheur à tous. Toutes ces questions sont des problèmes liés à l’homme en tant qu’individu créateur, à son incarnation et à la confusion qu’il porte en lui‑même.

2 L’homme est dans une situation qui n’est pas simple, car il se tient à la frontière de 2 mondes. Il porte en lui 2 natures et vit entre le monde divin, porteur de la vie, et un monde porteur de mort et de néant.

3 L’homme est celui qui doit équilibrer les mondes.

4 Il y a en l’homme une partie qui doit être universelle et ouverte à une intelligence supérieure, et une autre partie qui doit écouter le message et la parole de tous nos petits frères qui sont prisonniers dans la matière.

5 La nature divine de l’homme est atrophiée, endormie, cachée et il faut qu’il l’éveille, qu’il la cherche. Il ne doit cependant pas la trouver facilement, sans quoi il risque de vouloir l’exploiter, l’utiliser, elle qui est fragile, vivante, délicate et qui doit être maniée avec précaution, respect, intelligence. L’autre nature de l’homme est dense, grossière, brutale et froide. Ces 2 natures engendrent une confusion, car l’homme ne sait pas qui il est réellement, quelle attitude avoir, comment agir pour être juste et vrai…

Pour en savoir plus :

Article complet dans le magazine Essentiel n°35 – octobre-novembre-décembre 2017

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